Plaidoyer pour l'avenir de l'industrie manufacturière devant la Chambre de commerce

 Publié le mercredi, 25 avril 2012 15:44 - par Thérèse Martin
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Deloitte se prépare à publier les résultats d’une imposante étude portant sur l’industrie manufacturière, au Québec. Charles Étienne Daoust, coauteur de cette étude, en a livré les grandes lignes aux entrepreneurs de la région de Rimouski.

La Chambre de commerce et de l’industrie Rimouski-Neigette a invité M. Daoust à expliquer aux gens d’affaires d’ici les grands enjeux du secteur manufacturier québécois, les problèmes auxquels il est confronté et surtout, les solutions qui doivent être envisagées.

Pour être concurrentielles dans un marché de plus en plus ouvert sur le monde, les entreprises manufacturières québécoises doivent relever d’importants défis et faire face à des difficultés liées notamment à la diminution des marges de profit, à la concurrence accrue des entreprises étrangères provenant d’économies émergentes, à la pénurie de la main-d’œuvre et de la relève. « L’industrie manufacturière a perdu 156 000 emplois, sur 10 ans. Il faut agir. Nous avons des entreprises performantes, que l’on pense par exemple à Premier Tech, de Rivière-du-Loup. Les petites entreprises doivent viser la croissance pour être concurrentielles. Actuellement, au Québec, plus de 9 entreprises sur 10 comptent moins de 50 employés. »

Charles Étienne Daoust rappelle à quel point l’industrie manufacturière est liée à la vigueur de l’économie. « Cette industrie est un instrument de richesse collective, elle est un moteur de croissance reconnu qui a un effet multiplicateur. L’industrie manufacturière est l’âme et l’ancrage de notre économie. Au Québec, 789 000 emplois directs et indirects y sont liés, ce qui représente 21 % de l’emploi total. Cette industrie offre des emplois bien rémunérés, c’est le secteur le plus innovant et celui qui exporte le plus. La santé du secteur des services est liée à un secteur manufacturier fort. »

La pénurie de main-d’œuvre à laquelle doit faire face l’industrie manufacturière est liée en bonne partie à la perception négative qu’en ont les jeunes. « 81 % des jeunes ne veulent pas travailler dans le secteur manufacturier ! Il faut modifier cette perception, passer le message que l’industrie a changé, qu’elle est moderne et représente une économie d’avenir », ajoute M. Daoust.

On reconnaît Myriam Albert, vice-présidente Événements de la Chambre de commerce, Charles Étienne Daoust, David Landry, vice-président Dossiers économiques de la Chambre, et Stéphane Doiron, président. (Photo Thérèse Martin)Les auteurs de cette étude, Charles Étienne Daoust et Louis Duhamel, émettent six recommandations pour permettre au secteur manufacturier québécois de rebondir : accroître les investissements, notamment par le biais de crédits d’impôts, réussir l’internationalisation des entreprises, accélérer leur processus de croissance, resserrer les liens entre le secteur financier et les manufacturiers, favoriser l’accès à la main-d’œuvre et à la relève et, finalement, obtenir un soutien ferme du milieu politique. 
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