La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a formellement demandé cet après-midi au premier ministre de retirer ses propos qu’elle juge méprisants à l’endroit des étudiants en boycott des cours au collégial et en secteur universitaire, et de remplacer lui–même la ministre de l’Éducation dans le règlement de ce qu’on appelle le confit étudiant.
« Devant la violence dont sont victimes les étudiants sur les campus et devant l'incapacité de la ministre Line Beauchamp d'aborder le sujet de la hausse des frais de scolarité, ce qui diminuerait immédiatement les tensions, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) demande au premier ministre Jean Charest de mettre de côté sa condescendance, de s'excuser les propos méprisants d'aujourd'hui et de régler
le dossier étudiant que la ministre de l'Éducation a laissé déraper trop longtemps. »Martine Desjardins en rajoute. « Alors que le gouvernement Charest démontre quotidiennement son incapacité à régler le conflit qui l'oppose aux étudiants sur la question des droits de scolarité, le premier ministre, à l'occasion du Salon du Plan Nord, a jugé bon de s'improviser humoriste et de railler les étudiants qui manifestent et qui font face à une répression policière de plus en plus brutale. Il doit cesser de s'amuser aux dépens des étudiants, reprendre ses esprits et régler le dossier », exige Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.
La FEUQ s’est dite sidérée par ce qu’elle appelle l'arrogance du premier ministre lors du discours d'ouverture du Salon du Plan Nord. « En dénigrant la plus vaste et importante mobilisation étudiante de l'histoire du Québec, Jean Charest, qui est aussi ministre de la Jeunesse, a dévoilé tout le mépris que ce gouvernement a envers la jeunesse québécoise. Avons-nous affaire à un clown ou à un premier ministre à l'écoute de la jeunesse ? C'est indigne d'un chef d'État et il doit s'excuser pour ses propos », déplore la présidente de la FEUQ.
Au cours des derniers jours, la FEUQ dit avoir constaté une augmentation de la violence et de l'intimidation envers des manifestations étudiantes pacifiques. L'attitude du gouvernement, qui a incité les administrations universitaires à obtenir des injonctions et à tenir coute que coute les cours, n'a fait que jeter de l'huile sur le feu. « C'est une attitude qui est indigne d'un gouvernement au Québec. Monsieur Charest, en tant que premier ministre du Québec, dois écouter les revendications légitimes des étudiants. Il doit revenir sur la hausse de 1625 $ des frais de scolarité », conclut Martine Desjardins.
La FEUQ demande aussi aux étudiants de continuer à manifester pacifiquement.










