Une très belle sculpture de Roger Langevin, « L’enfant disparu », vient d’être dévoilée près du Mausolée, à Rimouski. La Fondation Maurice Tanguay, le CSSS de Rimouski-Neigette et les Jardins commémoratifs Saint-Germain ont uni leurs efforts dans la réalisation de ce projet très émouvant qui rend hommage à tous les enfants disparus trop tôt et à leurs parents.
On connaît tous le talent de Roger Langevin et ses œuvres que l’on retrouve en plusieurs points de la ville. Mais là, il me semble qu’il s’est encore surpassé. Entre le père et la mère, on voit se dessiner la silhouette d’un enfant d’à peu près huit ans… qui n’est plus là… mais qui est toujours présent dans la mémoire de ses parents. On ne pouvait pas représenter mieux ce sentiment lié à l’enfant qui aurait pu grandir, pour qui on avait tant d’espoirs et qui n’a pas eu la chance de vivre.

Lorsque j’évoque ce sentiment, croyez-moi, je sais de quoi je parle. Debout, en face du mur extérieur du Mausolée, je songeais qu’à quelques mètres à peine, de l’autre côté du mur, ma petite fille Marie-Ève, mon unique enfant, reposait pour toujours. Inutile de dire à quel point je comprends le chagrin qui ne guérira jamais tout à fait des parents qui perdent leur enfant, quel que soit son âge.
Une naissance est un événement joyeux, rassembleur. Les membres de la famille et les amis viennent à l’hôpital pour célébrer cet heureux événement avec les parents. Imaginez lorsque cette naissance est suivie de près par le décès d’un enfant qu’on a tant attendu et qu’on est enfin si heureux de connaître. Il est des épreuves en ce monde qui dépassent largement notre compréhension et qui nous laissent un immense sentiment d’injustice.
Je salue donc l’initiative des personnes qui ont aménagé un endroit bien spécial, près du Mausolée, de même que les membres du personnel de l’hôpital de Rimouski qui suivent une formation spécifique pour venir en aide aux parents qui vivent une grande détresse. Aménager un lieu de recueillement, c’est en quelque sorte redonner une place, un espace physique, à l’enfant disparu. Et laissez-moi vous dire, monsieur Langevin, que votre sculpture est tout simplement géniale… et va droit au cœur.
On connaît tous le talent de Roger Langevin et ses œuvres que l’on retrouve en plusieurs points de la ville. Mais là, il me semble qu’il s’est encore surpassé. Entre le père et la mère, on voit se dessiner la silhouette d’un enfant d’à peu près huit ans… qui n’est plus là… mais qui est toujours présent dans la mémoire de ses parents. On ne pouvait pas représenter mieux ce sentiment lié à l’enfant qui aurait pu grandir, pour qui on avait tant d’espoirs et qui n’a pas eu la chance de vivre.

Lorsque j’évoque ce sentiment, croyez-moi, je sais de quoi je parle. Debout, en face du mur extérieur du Mausolée, je songeais qu’à quelques mètres à peine, de l’autre côté du mur, ma petite fille Marie-Ève, mon unique enfant, reposait pour toujours. Inutile de dire à quel point je comprends le chagrin qui ne guérira jamais tout à fait des parents qui perdent leur enfant, quel que soit son âge.
Une naissance est un événement joyeux, rassembleur. Les membres de la famille et les amis viennent à l’hôpital pour célébrer cet heureux événement avec les parents. Imaginez lorsque cette naissance est suivie de près par le décès d’un enfant qu’on a tant attendu et qu’on est enfin si heureux de connaître. Il est des épreuves en ce monde qui dépassent largement notre compréhension et qui nous laissent un immense sentiment d’injustice.
Je salue donc l’initiative des personnes qui ont aménagé un endroit bien spécial, près du Mausolée, de même que les membres du personnel de l’hôpital de Rimouski qui suivent une formation spécifique pour venir en aide aux parents qui vivent une grande détresse. Aménager un lieu de recueillement, c’est en quelque sorte redonner une place, un espace physique, à l’enfant disparu. Et laissez-moi vous dire, monsieur Langevin, que votre sculpture est tout simplement géniale… et va droit au cœur.











