Nous vivons vraiment dans un monde réglementé! Même chez soi, on ne fait pas ce qu’on veut. Difficile de planter ou de couper un arbre, d’installer une clôture, d’agrandir le garage, de poser une fenêtre ou de construire une remise. Il y a des distances à respecter, en avant, de côté, en arrière… même en dessous. Et c’est partout pareil, dans presque tous les secteurs de notre vie!
En tout cas, c’est comme ça chez nous, au Québec. On aime ça les règlements! Chacun doit entrer dans sa petite case, remplir son formulaire, prendre son numéro et attendre son tour. Lorsque ma mère est décédée, il y a quelques années, j’ai rempli tous les formulaires pour être en règle. J’ai avisé l’assurance-maladie, les ministères du Revenu fédéral et provincial, la Régie des rentes, le régime de pension… Bref, j’ai fait tout ce qu’il y avait à faire. J’ai aussi avisé Revenu Québec que ma mère recevait une allocation au logement et qu’il fallait cesser de la verser. En fait, j’ai eu beau contacter l’organisme gouvernemental et m’expliquer à de multiples reprises, je recevais toujours son allocation, deux ans après son décès. Finalement, quelqu’un s’est réveillé dans son bureau de Québec et on m’a demandé de rembourser le tout… à l’intérieur d’un mois! C’est fou comme le temps se contracte, à ce moment-là! Explication : la personne responsable du dossier logement n’avait pas été avisée par son collègue… dont le bureau était séparé par un paravent!
Autre domaine où la réglementation étouffe l’aspect humain et le bon sens : l’aide gouvernementale versée pour l’adaptation des domiciles. S’il vous arrive un accident, demain matin, et que vous perdez malheureusement l’usage de vos jambes, comment ferez-vous pour monter les escaliers, chez vous, ou franchir les paliers en fauteuil roulant? Si vous n’avez pas l’argent nécessaire pour faire adapter votre domicile à votre nouvelle réalité, vous ferez une demande au programme d’adaptation de domicile. Et là… vous attendrez deux ans avant même d’avoir un accusé réception. Ensuite, une personne viendra visiter votre domicile et décider à votre place des travaux à faire et de la façon de les faire, en vous allouant un budget bien au-dessous des coûts réels. Et durant ces deux années et plus d’attente, comment vous serez-vous débrouillé pour les monter, vos escaliers?
Et parlons donc de la CARRA, la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances du Québec. J’ai des amies qui ont eu le temps de prendre leur retraite avant de savoir à quoi elles avaient droit. Et pourtant, elles avaient fait leur demande un an d’avance. Pas d’explication, pas de réponse. Débordée la CARRA? Peut-être. À moins qu’elle soit déhumanisée?
Un ami qui s’est rendu souvent en Europe et dans l’Ouest canadien me disait récemment à quel point la circulation automobile est réglementée, ici. Et pourtant, dans plusieurs autres provinces canadiennes, lorsqu’un piéton se pointe pour traverser la rue, tous les automobilistes s’arrêtent. La politesse et le civisme, ça existe encore, heureusement. Mais chez nous, par exemple à Rimouski, si vous êtes piéton, ne prenez surtout pas pour acquis que le véhicule devant vous va s’arrêter… D’accord, vous avez priorité aux passages pour piétons… mais il vaut parfois mieux sauver votre vie que de faire valoir vos droits au milieu de la rue!
Finalement, ne vaudrait-il pas mieux miser sur l’éducation, la sensibilisation, la responsabilisation plutôt que d’essayer de tout réglementer? Plus on réglemente, plus on crée des obstacles, plus on essaie de les contourner. On le voit régulièrement dans le secteur ultra réglementé de la construction, par exemple. Le travail au noir n’est pas en voie d’extinction.
Je pourrais en parler longtemps, vous aussi, j’en suis certaine. S’il vous vient en tête des exemples de règles ou de situations qui vont carrément contre le gros bon sens (par exemple, devoir prendre un numéro quand on est seul dans la salle d’attente!), n’hésitez pas à nous les communiquer! Il vaut mieux en rire ensemble!
En tout cas, c’est comme ça chez nous, au Québec. On aime ça les règlements! Chacun doit entrer dans sa petite case, remplir son formulaire, prendre son numéro et attendre son tour. Lorsque ma mère est décédée, il y a quelques années, j’ai rempli tous les formulaires pour être en règle. J’ai avisé l’assurance-maladie, les ministères du Revenu fédéral et provincial, la Régie des rentes, le régime de pension… Bref, j’ai fait tout ce qu’il y avait à faire. J’ai aussi avisé Revenu Québec que ma mère recevait une allocation au logement et qu’il fallait cesser de la verser. En fait, j’ai eu beau contacter l’organisme gouvernemental et m’expliquer à de multiples reprises, je recevais toujours son allocation, deux ans après son décès. Finalement, quelqu’un s’est réveillé dans son bureau de Québec et on m’a demandé de rembourser le tout… à l’intérieur d’un mois! C’est fou comme le temps se contracte, à ce moment-là! Explication : la personne responsable du dossier logement n’avait pas été avisée par son collègue… dont le bureau était séparé par un paravent!
Autre domaine où la réglementation étouffe l’aspect humain et le bon sens : l’aide gouvernementale versée pour l’adaptation des domiciles. S’il vous arrive un accident, demain matin, et que vous perdez malheureusement l’usage de vos jambes, comment ferez-vous pour monter les escaliers, chez vous, ou franchir les paliers en fauteuil roulant? Si vous n’avez pas l’argent nécessaire pour faire adapter votre domicile à votre nouvelle réalité, vous ferez une demande au programme d’adaptation de domicile. Et là… vous attendrez deux ans avant même d’avoir un accusé réception. Ensuite, une personne viendra visiter votre domicile et décider à votre place des travaux à faire et de la façon de les faire, en vous allouant un budget bien au-dessous des coûts réels. Et durant ces deux années et plus d’attente, comment vous serez-vous débrouillé pour les monter, vos escaliers?
Et parlons donc de la CARRA, la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurances du Québec. J’ai des amies qui ont eu le temps de prendre leur retraite avant de savoir à quoi elles avaient droit. Et pourtant, elles avaient fait leur demande un an d’avance. Pas d’explication, pas de réponse. Débordée la CARRA? Peut-être. À moins qu’elle soit déhumanisée?
Un ami qui s’est rendu souvent en Europe et dans l’Ouest canadien me disait récemment à quel point la circulation automobile est réglementée, ici. Et pourtant, dans plusieurs autres provinces canadiennes, lorsqu’un piéton se pointe pour traverser la rue, tous les automobilistes s’arrêtent. La politesse et le civisme, ça existe encore, heureusement. Mais chez nous, par exemple à Rimouski, si vous êtes piéton, ne prenez surtout pas pour acquis que le véhicule devant vous va s’arrêter… D’accord, vous avez priorité aux passages pour piétons… mais il vaut parfois mieux sauver votre vie que de faire valoir vos droits au milieu de la rue!
Finalement, ne vaudrait-il pas mieux miser sur l’éducation, la sensibilisation, la responsabilisation plutôt que d’essayer de tout réglementer? Plus on réglemente, plus on crée des obstacles, plus on essaie de les contourner. On le voit régulièrement dans le secteur ultra réglementé de la construction, par exemple. Le travail au noir n’est pas en voie d’extinction.
Je pourrais en parler longtemps, vous aussi, j’en suis certaine. S’il vous vient en tête des exemples de règles ou de situations qui vont carrément contre le gros bon sens (par exemple, devoir prendre un numéro quand on est seul dans la salle d’attente!), n’hésitez pas à nous les communiquer! Il vaut mieux en rire ensemble!











